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Etape 4 Lake Cowichan – Nanaimo

Etape 4 : 78 kms, Dénivellé + 643

J’ai changé d’itinéraire en cours de route après avoir été surprise par un camion que je n’avais pas vu. L’absence de rétroviseur extérieur est trop dangereux (il a été cassé à l’étape précédente), il faut absolument que je le remplace. Je décide donc d’aller à Nanaimo directement et de tenter le coup d’arriver un jour en avance avec les warmshowers qui ne m’attendent que demain. La route n’a pratiquement été qu’une highway, c’est à dire une route 4 voies limitée à 110 km/h. La piste cyclable est , comme d’habitude sur la voie d’urgence. Donc gros trafic de voitures et de camions qui passent près de vous. Aucun intérêt car vous êtes tendue tellement vous êtes attentif. Il fait très chaud, 32°C, et cela est si soudain que c’est difficile de s’adapter. Malgré l’écran total (50), je prends des coups de soleil. Je suis obligée de m’arrêter fréquemment pour boire.

Arrivée à destination, il n’y a personne. Comme je suis fatiguée par cette chaleur, je me couche sous l’arbre situé devant leur maison et …je m’endors. C’est là que les propriétaires me trouveront en arrivant.

Et à nouveau, j’ai une grande chance car je tombe sur des gens adorables, un couple avec un enfant unique, un garçon de 7ans. Ils m’accueillent de façon extrêmement cordiale. C’est formidable. Cela ne leur pose pas de problème que j’arrive un jour avant. J’avoue que je suis bien soulagée car l’idée de reprendre le vélo pour aller à l’hôtel n’était pas une perspective souriante.

Ils ont une belle maison à un étage qu’ils sont en train d’aménager tout seul. Comme la maison est en bois, ils ont un vrai matériel de Pro, savent travailler le bois et ils font des choses superbes. Tout est très bien fini. Bravo les artistes

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Nous sommes en train de discuter quand le fils arrive en criant qu’il y a un « racoon » dans le cerisier. Vous êtes sûrement perplexe comme moi. Qu’est-ce qu’un racoon ?

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Et maintenant dans le cerisier

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C’était très drôle car il est monté à toute vitesse jusqu’au sommet du cerisier et là on l’a vu « s’empiffrer », il n’y a pas d’autre mot, de cerises.

Le lendemain matin, j’ai commencé par enfiler le tee-shirt offert par mes enfants pour la fête des mères juste avant de partir, histoire de bien commencer la journée !

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Nous sommes allés acheter un rétroviseur et j’ai défait tout mon matériel pour essayer d’alléger le vélo de façon à arriver à le tenir à l’arrêt. C’est une opération difficile quand vous avez bien préparé votre matériel et que vous n’avez pas l’impression d’avoir des choses inutiles. Au final, je suis arrivée à 8 kg mis dans 2 sacoches (que j’avais prises en plus pour mettre les batteries mais vu le poids des batteries, cela n’était pas possible, c’était dangereux, aussi elles ont été installées en bas entre 2 porte bagages) et le tout a été expédié en France  (financièrement ce n’est pas un bon coup !). Je suis sûre que certaines choses renvoyées vont me manquer mais je n’avais pas le choix.

J’ai renvoyé l’ordinateur car les personnes qui me reçoivent n’utilisent que l’IPad avec un clavier qu’ils ont rajouté dans l’enveloppe de protection. J’ai essayé de voir avec leur IPad et leur clavier si je gérais bien le site, les photos, hormis le clavier Qwerty qui fait faire des fautes d’orthographes, cela marchait très bien. J’aurais pu penser à cela avant, mais c’est facile de dire cela après coup. Bref, là je me suis loupée, soyons franche.

Le reste de la journée a été passé à refaire les 30 étapes de montagnes qui suivent avec une obligation : 65 km maximum car après absence d’énergie dans les batteries. Donc sur 30 étapes environ, la contrainte absolue sera de trouver une prise de courant tous les soirs. Heureusement que je fais cela avec Annie. Ici les cyclistes n’utilisent que Google Map car il y a une option vélo.

Bref un accueil chaleureux, des personnes très serviables et à votre écoute pour vous aider, en un mot le rêve. Le voyage réussi, c’est aussi ce genre de rencontre.

Pour voir le trajet

https://share.delorme.com/CorinneCourvalin

Etape 3 : Port Refrew – lake Cowichan

62 Kms, Dénivelé Total + 991

Le plus fort dénivelé depuis le début, mais après étude du parcours sur la route des glaciers, le dénivelé sera du même ordre de grandeur. J’ai bien regardé mon book de voyage avant de partir et j’avais vu qu’aux environs du km 34, il y avait une pente de 15% environ. Lorsque cette pente est arrivée, je l’ai monté un peu et quand j’ai manqué de souffle, j’ai mis pied à terre et j’ai poussé mon vélo (3 arrêts pour reprendre mon souffle tellement le vélo est lourd) et là, cela s’est très bien passé (pas de chute, car pas de démarrage en côte sévère).

Il a fait beau durant tout le trajet hormis un quart d’heure de crachin et j’ai pris des coups de soleil. À l’arrivée, j’ai trouvé un magnifique camping au bord du lac(avec électricité) et un bel emplacement, car ce n’est pas encore la pleine saison. Les douches étaient très propres donc enfin une vraie douche. Ils vendent même du bois, mais vu la chaleur (20°C) je ne risquais pas d’en acheter.

Je suis allée dans le seul petit restaurant du coin pour manger : un burger frites, choix très limité. Pendant que je mangeais, un gamin à essayer de me voler mon beau cerf-volant poisson, il a fait tomber le vélo qui n’était pas protégé par les sacoches laissées au camp. Résultat, le retro extérieur cassé, ce qui est dangereux, car je ne vois plus les camions arrivés sur la route. Il faudra que je le renouvelle à Néameno. Je tiens beaucoup à mon poisson-cerf-volant, car il me rend très visible de loin. Heureusement qu’il ne l’a pas emporté, car la chute du vélo lui a fait peur. J’avais prévu cela donc j’ai 2 cerfs-volants d’avance, mais qui sont des manches à air beaucoup moins jolies).

Le gros problème que je vais rencontrer en montagne va être de trouver de l’électricité tous les soirs, car quand cela monte beaucoup, je consomme une batterie et la moitié de la deuxième, ce qui implique une recharge obligatoire le soir pour l’étape suivante. Par contre, comme j’avais prévu, sur le plat, je n’utilise pas de batterie, je vais juste un peu plus lentement à cause du poids et cela me fait très plaisir.

En résumé belle étape et beau camping

Si vous voulez voir le trajet réalisé dans la journée, cela vous est accessible, car j’ai une balise InReach SE avec SOS en cas de détresse. J’ai pris cela pour ma sécurité et la tranquillité d’esprit des personnes qui m’aime. Je l’allume lorsque je démarre et je l’éteins quand j’arrive. Elle  me trace toutes les 10mn.

 

https://share.delorme.com/CorinneCourvalin

Il faut copier cela dans votre barre de recherche

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Etape 2 : French Beach provincial Park à Port Refrew :49 Kms

Même style d’étape donc une partie, le matin sous la pluie. Un peu moins de montées, mais des pentes supérieures à 10% et une fois, supérieure à 15%.

Là j’ai compris les limites de mon vélo et… de moi-même. Quand cela monte très fort, je mets l’assistance électrique au maximum, mais le principe est vraiment de fournir de l’assistance quand le cycliste arrive à pédaler régulièrement. Mais comme le vélo est très lourd, je n’arrive pas à pédaler longtemps, je manque de souffle et je suis obligée de m’arrêter. Et comme la pente est très forte, je n’arrive pas à redémarrer, le vélo m’entraine et je tombe (2 fois). La dernière pente sévère, j’ai poussé le vélo, mais comme il est lourd, c’est aussi un sacré exercice physique.

Arrivée à destination : gros problème, l’orage de la veille avait fait sauter l’électricité donc plus de courant. Là encore, l’épicerie du coin a accepté de garder ma batterie la nuit. Elle a branché ma batterie dans son magasin qui marchait sur un compresseur (obligatoire à cause des frigos). J’aurais donc du courant pour l’étape de demain.

Par contre, pas de pluie le soir et un superbe emplacement de camping en face de l’océan. C’est une petite récompense

Lorsque j’ai voulu prendre une douche, j’ai fui, vu la saleté et je me suis lavée, comme le jour précédent dans ma petite bassine de 5L (mais pas dans l’abside pour cause de pluie comme la veille, mais face à l’océan).

 

 

Conclusions :

– le vélo est trop lourd pour moi, il faut impérativement que je l’allège

– À Néameno, je vais faire un envoi à Paris d’un colis avec au moins 5Kg de matériel pour alléger le vélo

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Etape 1 : Victoria à French Beach provincial Park 

Distance : 59 Kms, Dénivelé totale +,  829

Lorsque j’avais suivi sur internet, avec grand intérêt, la jeune femme courageuse qui traversait, l’année dernière, le Canada à vélo (7500 km, « Myhappycanadatour), j’avais été très étonnée qu’elle rebrousse chemin sur cette étape et qu’elle renonce à aller plus loin dans cette direction. Maintenant, je comprends pourquoi.

Cette route est difficile, car elle alterne des longues montées parfois à pente sévère, puis des descentes pour enchaîner immédiatement derrière par une nouvelle montée. C’est totalement éreintant et profondément décourageant, car on ne profite pas de la descente, car on sait qu’il n’y a pas de plat et que l’on va immédiatement remonter ce que l’on vient de descendre. Cela m’a permis de bien tester mon vélo. Une heure avant l’arrivée, la pluie s’est mise à tomber très fort.

Arrivée au camping, il n’y avait pas d’électricité. Je pensais qu’au pays des mobiles homes (les campings en sont remplis) l’électricité était de mise. Mes voisins en mobile home, un couple avec une petite fille de 2 ans m’ont suggéré d’aller dans la petite épicerie, 1Km avant.

Le propriétaire a immédiatement accepté de prendre ma batterie pour la charger et toute la nuit, et cela gratuitement.

Il a plu fort toute la nuit et je ne regrette pas d’avoir une tente avec abside qui me permet de stocker tout mon matériel dessous.

Le matin, il pleuvait encore, donc rangement de la tente

Voyage et arrivée à VANCOUVER

J’appréhendais beaucoup le voyage en avion, pas pour moi, mais pour mon vélo et … j’avais bien raison. J’ai utilisé la compagnie British Airways.

Les problèmes ont commencé dès l’enregistrement. J’avais mis le vélo dans un carton vélo, comme exigé par la compagnie, et j’avais ajouté beaucoup de papier à bulle pour le protéger. Le coût indiqué sur le site, pour transporter un vélo est de 75 €. J’avais, en plus, mes sacoches que j’avais réparties en 2 paquets pour que cela soit portable. Je les avais fait filmées pour bien les protéger. Le poids des 2 paquets ensemble pesaient 22Kg (donc inférieur à la limite de 23 Kg), j’avais le reste en bagages à main.

Au comptoir, j’explique à l’hôtesse qu’il y avait 2 paquets pour que mes sacoches soient manipulables (sinon cela faisant un paquet long, un boudin, difficile à prendre). Immédiatement, il m’a été répliqué que cela faisait 2 bagages au lieu d’un et que je devais payer pour le deuxième bagage.  Aucune discussion possible, un dialogue de sourds et pour finir « Madame, la Compagnie fait cela exprès, cela lui rapporte plus d’argent ». Au moins cela a le mérite d’être clair ! Du coup, le vélo qui était un seul bagage supplémentaire devient un deuxième bagage supplémentaire. Comme le prix du bagage supplémentaire, chez British Airways, croit avec le nombre de bagages, le prix du transport du vélo passe à 150 €. Donc en final, le prix passe de 75 € à 75 € + 150 € soit 225 €. Vous imaginez facilement ma colère.

 

Mais vous vous dites que pour ce prix-là mes bagages vont être superbement transportés. Et bien, la réalité est toute autre. Ce voyage n’était pas direct, il comportait une étape de presque 3h à Heathrow. Lorsque je suis arrivée à Vancouver, on a commencé par me dire que seulement 2 bagages sur 3 étaient arrivés. J’ai donc attendu 1h, mon unique bagage sans savoir lequel j’attendais. Toujours rien. Ils ont fini par me dire qu’aucun bagage n’était arrivé, ils étaient restés à Heathrow. Bien sûr, pas un mot d’excuse mais un commentaire « Madame, cela arrive tout le temps » !

 

Le lendemain rien, aucun bagage, je suis allée à l’aéroport à 9h, mais le bureau n’ouvrait qu’à 17h ! 2 jours après ils sont arrivés et je vous laisse découvrir leurs états. Dans les sacoches, il y avait mon Ipad bien protégé. Je suis retournée à l’aeroport pour montrer l’iPad cassé, mais déplacement inutile car toutes les réclamations se passent sur internet

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J’ai dû emmener le vélo à réviser et m’acheter un autre iPad car 5 mois sans lire, ce n’est pas possible pour moi.

Voilà, vous qui voulez voyager avec British Airways, vous ne pourrez pas dire que vous n’avez pas été prévenu.

 

J’ai quand même pu, entre-temps, découvrir un peu Vancouver. Le centre-ville ressemble à tous les centre villes modernes, avec des centres commerciaux extrêmement luxueux (et les marques françaises sont très bien représentées).  Cela devient beaucoup plus intéressant quand on s’écarte du centre-ville. Les maisons et petits immeubles sont en bois.

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Les quartiers ont plein de verdure, comme les rhododendrons sont en fleurs, c’est magnifique.

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Suivant les quartiers les maisons ont des jardins plus ou moins grands. Dans les quartiers plus chaleureux, les maisons sont très près les unes des autres (1 m à 1,5 m). Il y a toujours un petit jardin devant, très souvent sans barrière. Le prix des maisons est tellement cher que  les maisons sont séparées en 2. Les propriétaires habitent le haut et louent la partie basse pour payer les emprunts bancaires.

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J’ai quand même pris le temps de visiter le célèbre musée d’Anthropologie (MOA) qui présente principalement des objets artistiques et cérémoniels des premières peuples (First Nations de Colombie-Britannique) avec une collection de totems amérindiens remarquables dont je vous montre quelques exemples.

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N’hésitez pas à me faire des commentaires, cela me fera plaisir.

Remerciements

Je ne peux finir de raconter mes mésaventures et visites à Vancouver sans remercier mes hôtes de Warmshowers (La communauté Warm Showers est un système d’échange gratuit d’hébergement entre cyclo-randonneurs à travers le monde.)

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Joey, Catherine et Manu m’ont merveilleusement reçue, aidée dans les démarches concernant mes bagages, l’installation électrique de mon vélo, les visites.  Ils m’ont accompagnée avec grande gentillesse et je me souviendrais longtemps de la tarte à la rhubarbe meringuée de Joey qui m’attendait à mon arrivée ! Quant à Manu, leur fils de 10 ans, quel fou de vélo ! Quatre fois par semaine, il s’entraine après les cours et commence à gagner des courses régionales. Le rêve de Manu est de courir le Tour de France. Manu, je souhaite que ton rêve se réalise et que je puisse aller t’encourager sur le Tour.

 

Etape 0

Lorsque j’ai étudié mon parcours, je l’ai fait démarrer à Victoria sur l’île de Vancouver. J’ai juste oublié que je débarquais à Vancouver et qu’il me fallait relier Victoria. D’où le nom de l’étape 0 donné à cette étape. Comme à chaque fois que nous sommes dans une grande ville inconnue et à vélo, les choses ne sont pas simples. Joey (warmshower) m’avait bien expliqué car c’est un cycliste vélotaf acharné (Vélotaf, est issu de la contraction de vélo et de taf (Travail A Faire, synonyme de travail)). Mais une fois partie et seule sur la route, les choses sont moins simples.

Premier obstacle à passer, une passerelle haute en zigzag. Une fois engagée, je me suis arrêtée car je n’étais pas sûre de mon chemin. Quand j’ai voulu redémarrer, vu la côte, j’ai appuyé très fort sur les pédales et… la chaîne a instantanément sautée. Résultat, descente à reculons à pied, très facile avec le poids du vélo ! Arrivée en bas, il a fallu que j’ôte toutes les sacoches car la chaîne du vélo fait presque 3 fois la chaîne d’un vélo droit et nécessite d’être accessible. Réparation avec un maillon rapide (après avoir cherché, évidemment, dans quelle sacoche était la trousse maintenance), puis me voilà repartie. Là je prends mon élan, utilise pour la première fois, avec le vélo chargé, l’assistance électrique BionX au maximum (position 4) et là, pour moi qui démarre avec l’assistance électrique, cela monte facilement.

Une fois le pont franchi, je galère à nouveau pour trouver la piste cyclable. Je finis par demander à un couple et là, grande chance, ils vont dans cette direction. Je m’installe entre leurs 2 vélos et je les suis. A un moment ils s’arrêtent et m’expliquent que c’est ici qu’on charge les vélos pour passer un tunnel.

C’est amusant, c’est une camionnette qui tire une remorque sur laquelle on peut mettre 8 vélos .

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Me voici à nouveau en train d’ôter toutes les sacoches (je commence à être rapide…) pour les mettre dans la camionnette et pendant ce temps-là, mon vélo est chargé sur la plateforme. Une fois le tunnel passé, opération inverse. Au bout de quelque Kms, le couple s’arrête, car ils sont arrivés et m’expliquent comment trouver le ferry.

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La route est simple, je trouve facilement, mais je dois emprunter une « high way » sur plusieurs Kms. Imaginez-vous en France, en train de pédaler sur un vélo lourd avec sacoches, en empruntant une route quatre voies limitée à 110 kms, et là vous roulez sur une bande d’arrêt d’urgence qui fait entre 2 m et 1,2 m de large (c’est une piste cyclable canadienne) avec des camions énormes qui passent très près de vous.  Sur la partie étroite, j’étais terrifiée, car vous savez que vous n’avez pas le droit à l’erreur (une chute et vous êtes mort). J’ai fini par arriver, toujours sur cette high way, jusqu’au ferry qui a une très bonne organisation pour le transport des vélos, mais j’ai trouvé qu’emprunter la high way était une expérience traumatisante.

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Une fois de l’autre côté, j’ai installé l’iPhone comme GPS et j’ai suivi les recommandations de Google maps qui indique les pistes cyclables. Tout s’est bien passé jusqu’à que la batterie de l’iPhone lâche. Et là les difficultés ont recommencé. En essayant de lire la carte, le vélo est tombé, j’ai clairement des difficultés avec son poids (vélo = 17 kg + sacoches 28 Kg + 3L d’eau + système BionX : roue de 3,8 kg + 2 batteries de 4 kg chacune = 59.8 Kg). Il est clair, que pour moi, 60 Kg est un poids limite. Comme le vélo couché a moins d’équilibre qu’un vélo droit, le poids m’entraine et j’ai du mal à le retenir. Il va y avoir une période d’apprentissage. Sur la piste cyclable, je me suis arrêtée pour boire et rebelote, le vélo par terre. J’ai aussi chuté, avec lui, 2 fois :

  • Une fois à l’arrêt en faisant demi-tour, là encore le poids m’a entrainée.
  • Une fois sur la piste cyclable en prenant un virage serré, j’ai roulé dans la terre, le vélo s’est embourbé, arrêté net, et nous sommes tous les 2 allés par terre. Mais comme très souvent, en vélo couché, les chutes sont bégnines, car le vélo se couche latéralement et les sacoches nous protègent.

J’ai bien fait de le baptiser Petit Prince, car ce merveilleux poney m’envoyait par terre régulièrement, mais je n’oublie pas que nous avons fini par faire une merveilleuse équipe !…

Après avoir bien cherché ma route, j’ai fini par arriver chez Ross (warmshower) qui m’a accueillie très gentiment avec une grande platée de pâtes.

Total de l’étape = 67,5 Kms