Etape 103-1, deuxième virée à Halifax

Samedi 8 octobre 2016, encore une journée chaude ensoleillée

Aujourd’hui, journée touristique avec flânerie sur le port et visite du musée de l’immigration au programme

J’ai commencé par le musée de l’immigration qui m’a beaucoup intéressé. Sur des fiches, des visiteurs, anciens immigrants laissent leur témoignage, c’est poignant.

Le musée canadien de l’immigration du Quai 21, à Halifax (Nouvelle-Écosse), est le musée national canadien sur l’immigration, fondé en 1999. Le musée occupe une partie du bâtiment Quai 21, qui a servi entre 1928 et 1971 de quai de stationnement aux paquebots après leurs traversées de l’Atlantique puis en tant que centre de réception des immigrés. Un million d’immigrants sont passés par le Quai 21.

Une exposition temporaire a lieu sur le drame de 1914 concernant le bateau « Empress of Ireland ». On en a peu parlé à l’époque à cause de la première guerre mondiale ayant éclaté.

Source Wikipedia

« L’Empress of Ireland était un paquebot transatlantique de la Canadian Pacific Steamship Company lancé le 26 janvier 1906 et qui assurait la liaison régulière entre Québec et Liverpool, en Angleterre. Le 29 mai 1914, il fait naufrage dans l’estuaire du fleuve Saint-Laurent, près de Rimouski. Avec 1 012 victimes parmi les 1 477 personnes embarquées, il constitue « le plus grand naufrage survenu au Canada » et se classe parmi les plus grands naufrages du début du xxe siècle, avec ceux du Titanic et du Lusitania.

L’Empress of Ireland quitte le port de Québec vers 16 h 30 le 28 mai 1914. Le navire, qui en est à sa cent-quatre-vingt-douzième traversée de l’Atlantique, est commandé pour la première fois au départ de Québec par Henry Kendall et compte à son bord 1 477 personnes dont l’acteur Laurence S. Irving et sa femme l’actrice Mabel Hackney de retour d’une tournée triomphale au Canada, ainsi que 170 membres de l’Armée du salut qui se rendent à un congrès à Londres. Le 29 mai 1914, dans la nuit, après avoir débarqué son pilote à Pointe-au-Père, il se dirige vers Liverpool en Grande-Bretagne en suivant le fleuve Saint-Laurent, tandis que le Storstad, un charbonnier norvégien, remonte le fleuve à pleine charge en direction de Montréal. Les deux navires serrent la rive droite sur un bief du fleuve par une nuit calme et claire au large de Sainte-Luce, à l’est de Rimouski, là où le fleuve s’évase. Vers 1 h 55 du matin, le commandant Kendall aperçoit depuis la passerelle le Storstad à une distance d’environ 8 milles avant que les deux navires ne soient enveloppés par un banc de brume. Lorsqu’il aperçoit les feux de mât du Storstad sorti de l’obscurité sur tribord, il est trop tard. Malgré une manœuvre d’urgence sur tribord pour minimiser l’impact de la collision, l’Empress of Ireland est accidentellement abordé sur son côté tribord entre les deux cheminées par le charbonnier norvégien. Parce qu’il a engagé la marche arrière avant l’abordage et que l’Empress of Ireland avance toujours, le Storstad n’arrive pas à rester dans la brèche et l’eau s’engouffre rapidement dans le paquebot qui gîte sur tribord avant de chavirer. Le navire coule en seulement 14 minutes.

La rapidité de ce naufrage, l’impossibilité d’utiliser la majorité des embarcations de sauvetage (le bateau se couche sur son côté tribord dont seulement quelques canots de sauvetage ont pu être utilisés ; seuls 5 à 6 canots au total ont pu être affalés) et la température de l’eau du fleuve Saint-Laurent (0 à 4 °C tout au long de l’année), font que seulement 465 des 1 477 personnes du bord (dont 248 membres d’équipage) survivront. Sur les 1 012 morts, il y a 840 passagers, soit 68,5 % des gens à bord (en tout 8 de plus que le Titanic)[e 3]. Seuls 4 enfants ont survécu. »

Les 2 musées d’Halifax racontent vraiment bien 2 tragédies terribles.

Puis je reprends ma ballade dans le port.

Un trois mats à quai


Et le ponton d’à côté, un bateau original


Des bateaux de plaisance


Un bateau arrive au port


Des kayaks avec des pagailleurs en bras de chemise


Un mélange des genres dans ce port très actif


Au loin les grues de déchargement


Des hamacs superbement placés sur les quais. Je me serais bien mise dedans mais toutes les places étaient prises.


Un usage particulier des vélos


Une transformation de vélo en mobylette que je n’avais jamais vu mais bonjour le bruit. Il est intolérable.


J’arrose toute seule la fin de mon périple avec un superbe homard mais j’aurais aimé que tous mes amis canadiens soient présents autour de moi pour arroser cela avec moi.


Tout à l’heure, je prends le train pour Montréal (durée 22h de train !…) Pourquoi ?

Parce que je ne veux pas revivre ce que m’a fait vivre British Airways à l’aller. Aussi je veux un vol direct que j’ai pris avec la compagnie charter Air Transat. Par contre, pour pouvoir ramener Petit Prince avec moi, il faut que je lui enlève l’assistance électrique (les batteries sont interdites en avion pour risque de terrorisme, réglement international) ce que je vais faire à Montreal dans un magasin de vélo, BionX ayant accepté de reprendre le système (merci à eux).

Donc prochaines News: Montréal, retour Paris et bilan de ma traversée du Canada

Encore merci à tous

13 réflexions sur « Etape 103-1, deuxième virée à Halifax »

  1. Superbe beau ciel bleu et la mer, que demander de mieux pour une dernière journée dans les « Maritimes »..
    Je me demandais depuis le début, comment tu étais arrivée à faire voyager ta batterie de BionX jusqu’ici, par avion… puisque j’ai depuis peu un « système » BionX qui me permet de faire du vélo à nouveau (problème de genou invalidant) j’avais lu qu’on ne pouvait pas les faire transporter en avion commercial. A partir de France tu n’avais pas eu ce problème avec British Airways? ou alors, tu te l’as procurée une fois rendue en Colombie Britannique…

  2. Un brin de nostalgie devant le homard c’est bien normal mais dite vous que tous vos suiveurs étaient avec vous dans leurs pensées et dans leurs cœurs autour de cette table.
    Les portes du savoir vont s’ouvrir pour Achariya, elle va pouvoir aller à l’école et devenir une femme instruite. Merci pour elle et aussi pour cette belle leçon de vie.
    Votre famille et vos amis vous attendent avec joie.
    Je vous souhaite un excellent retour au pays du camembert, des joyeux râleurs, du coq ce merveilleux animal qui chante les deux pattes dans le fumier bref, chez nous les Français .
    Saluez bien nos amis Canadiens pour moi, leur gentillesse n’a pas d’égal.
    Si je prenais grand plaisir le matin à la lecture de vos aventures, je pense que allez avoir des soirées de voyage à raconter.
    Bien à vous
    Stéphane

  3. Vélo dans le train je n’ai pas que de bons souvenirs. À St Étienne, je m’étonne que mon vélo soit reparti avec le train quand moi j’en suis descendu. Le manutentionnaire sur le quai me dit une voix pâteuse qu’il n’y avait pas de vélo dans le fourgon….
    On voit un verre de vin blanc avec le homard. Quelle origine? On connaissait « le coup de l’étrier » pour les cavaliers, tu inaugures « le coup du pédalier ».
    Wagon lit ou bien bon vieux siège? Demande qu’on te réveille à Montréal.
    Ne te penche pas par la portière. E pericoloso sporgersi. Nicht inhaus lehnen.
    Salut et fraternité. Le Vélo ou la mort.
    JC

  4. Bravo bravo bravo ! Tu méritais bien ce magnifique homard … j’espère que tu vas nous raconter aussi ton voyage en train, grande distance ! … Et qu’il fera assez beau pour prendre des photos. Tu rentres quand sur Paris ?

  5. Le musée de l’Empress est juste à côté de la maison, au Phare. Vous êtes passé devant lors de votre périple. Effectivement une bien triste tragédie.

    Bon voyage vers Mtl. J’espère que le transport de Petit Prince sera moins conpliqué que son dernier voyage en autobus!

  6. Mamannnnnnnnn!!!!! Trop hâte de te revoir!! Bravo pour ce superbe challenge. Tu es incroyable! je suis très très très très très très très très fière de toi. à jeudi 😉

  7. Bravo pour le homard, très bonne manière de symboliser la fin de ton séjour à Halifax, la fin de ton périple , et une manière de te faire un petit plaisir que tu mérites largement.
    Je te souhaite bon courage pour ce voyage en train de 22h00, mais au moins tu seras à l’abri des intempéries, de la météo un peu rude maintenant. Par contre, j’espère que ce sera assez confortable, as-tu une place en couchette?
    J’ai hâte que tu nous racontes ce voyage en train, si tu as le temps, car je suis certaine que tu vas faire des rencontres, et avoir des anecdotes intéressantes, comme tu sais nous les livrer à chacune de tes étapes.
    Bon voyage Corinne, avant ton ultime étape, en avion cette fois! Profite bien des derniers moments avant de rentrer.
    Je t’embrasse très fort

  8. haaaaaaaaaaaaaaaaaaa! Bon retour! Profite bien de ce voyage en train! Le gros du voyage est terminé, mais on continue de te suivre…jusqu’à la toute fin!!! xoxoxoxooxoxox

  9. Déjà fini ??? C est avec retard que je lis tes dernières lignes car nous sommes en vacances et je n avais pas encore eu accès à internet
    Je t ai suivie quotidiennement et bravo pour ce défi que tu t es lancé et que tu as mené à bout et à la force de tes mollets !! Maintenant bon retour et si tu fais les chemins de st Jacques en vélo nous serons sur ta route !!!
    Profite maintenant de ta famille et sois fiere !!!
    Je t embrasse
    Isabelle

  10. Allo nous étions en pensée avec pour ton super souper de homard je suis très heureuse de vous avoir connu une personne super énergique bon retour dans votre famille au plaisir de vous lire un jour une amie gaspésienne Renée très heureuse de vous avoir ni sur ma route un samedi à 11 heure au restaurant la Chaloupe..Salut Corinne gros câlin fort ????

    1. moi, je suis bien d’accord avec Annie!

      on dit « pas de nouvelles, bonnes nouvelles » mais je sais pas.
      le retour en train, etc. plus de nouvelles de la fin du voyage vraiment?
      je reviens régulièrement prendre de tes nouvelles!

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