Etape 92-4 Visite d’Halifax

Dimanche 25 septembre

Après une bonne nuit, le planning de la journée est bien établie. Je vais faire 3 visites : le port avec le Musée de la Marine, la Citadelle et les « historic properties »

Alors en route pour les visites

Le port et le musée de la marine



La dernière Corvette du Canada qui reste à quai et qui se visite


On rentre dans le musée de la marine


A l’intérieur de ce musée, hormis les bateaux anciens restaurés, les maquettes et les instruments de navigation, deux parties sont passionnantes :

– le récit du sauvetage du Titanic à partir d’Halifax et de bateaux proches (j’ignorais que le port le plus proche, au moment de la catastrophe, était Halifax)

– la tragédie de l’explosion du bateau français Mont Blanc dont j’ignorais l’existence, en 1917. Comme moi, peut être  ignorez-vous cette tragédie, je vous ai mis le texte de Wikipedia

 » En 1917, Halifax est alors avec Sydney le principal port canadien pour l’acheminement de troupes et de matériels vers l’Europe en guerre. La population de Halifax et de Dartmouth située juste sur l’autre rive est alors d’environ 65 000 personnes.

En 1917, Halifax est alors avec Sydney le principal port canadien pour l’acheminement de troupes et de matériels vers l’Europe en guerre. La population de Halifax et de Dartmouth située juste sur l’autre rive est alors d’environ 65 000 personnes

Le 6 décembre 1917, à 8 h 45, le navire de transports français Mont-Blanc et le navire de secours norvégien Imo entrèrent en collision dans les détroits du port d’Halifax. Le Mont-Blanc, en provenance de New York où il avait chargé des munitions, arrivait à Halifax afin de joindre un convoi pour traverser l’Atlantique. Il attendait d’être admis au port le 5 décembre, car il était arrivé trop tard. Le port était protégé par des filets qui empêchaient les sous-marins allemands d’entrer ainsi que les autres navires. Au même moment, le Imo attendait de pouvoir sortir du port. Le 6 décembre, le Imo tenta de sortir par le canal droit, mais un autre navire bloquait le passage. Il s’engagea donc dans le canal gauche. Le Mont-Blanc était à ce moment en train d’entrer par le canal droit, et aucun des deux navires n’accepta de céder le passage. Finalement, le Mont-Blanc décida de passer à côté du Imo par le centre. Le Imo stoppa alors complètement ses machines, mais cette action sur les propulseurs poussa le navire au centre, et les deux navires entrèrent en collision. Le Imo tenta alors de faire marche arrière, ce qui créa des étincelles qui mirent le Mont-Blanc en feu.

Les vapeurs du benzène qui était entreposé sur le pont du Mont-Blanc s’étaient répandues sur le côté du navire, et elles furent enflammées par les étincelles provoquées par la collision. Le Mont-Blanc transportait de grandes quantités de munitions pour l’Europe, qui était plongée dans la Première Guerre mondiale. Sa cale contenait plus de 2 400 tonnes d’explosifs, incluant du TNT, du fulmicoton et de l’acide picrique. Le feu, en se propageant, empêcha l’équipage d’accéder à l’équipement de lutte contre l’incendie et les marins abandonnèrent rapidement le navire sur les ordres du capitaine. L’équipage s’enfuit dans deux canots de sauvetage, rejoignant le rivage de Dartmouth, tandis que le navire en feu continuait de dériver vers le rivage d’Halifax. Pendant qu’il brûlait, d’autres navires tentèrent de lui venir en aide, et des spectateurs s’assemblèrent sur le rivage. Par la suite, le vaisseau en feu frappa la jetée, et le feu se propagea à terre. À 9 heures, 4 minutes et 35 secondes précisément, le contenu du Mont-Blanc explosa. Le navire fut instantanément pulvérisé, la plus grande partie étant vaporisée en une gigantesque boule de feu qui s’éleva à plus de 6,1 km dans les airs, formant l’un des premiers nuages champignons faits par l’homme. La puissance de la détonation déclencha un raz-de-marée qui s’éleva à plus de 18 mètres au-dessus du niveau des hautes eaux. Le raz-de-marée emporta le Imo jusqu’au rivage.
Plus de 2,5 km2 de la ville de Halifax furent rasés et des vitres furent fracassées jusqu’à 16 kilomètres de distance. Une ancre provenant du Mont-Blanc fut retrouvée à 3,2 kilomètres du port. On a retrouvé dans les archives de la Bedford Academy de Halifax, une correspondance entre deux instituteurs traitant de l’événement : selon ces lettres, lors d’une sortie scolaire près de la ville, 11 enfants ont été balayés par un canot de sauvetage pneumatique en feu provenant du Imo[1].
Approximativement 2 000 personnes sont mortes dans le désastre (dont environ 1 600 sur le coup), et 9 000 blessées (dont 6 000 gravement). Selon une estimation minimale, environ 35 millions de dollars (en dollars canadiens de 1917) de dommages ont été occasionnés. Quelques 160 hectares d’aire urbaine furent détruits, laissant 6 000 sans-abris. Un recensement des victimes montrait que, parmi les personnes tuées : 600 avaient moins de 15 ans ; 166 était des travailleurs manuels ; 134 étaient des soldats et/ou marins ; 125 étaient artisans ; et 39 étaient des travailleurs du chemin de fer. Beaucoup des blessures furent handicapantes à vie, bien des gens étant rendus partiellement aveugles par les éclats de verre. Le très grand nombre de blessures oculaires entraîna de grands efforts de la part des médecins, à l’origine de grands progrès accomplis dans le traitement des yeux endommagés. »

Dans une autre partie du musée, un magasin de matériel d’accastillage a été reconstitué


Les poulies en bois


Le plateau de ce chariot est surbaissé pour pouvoir descendre les marchandises plus facilement .


Le sort réservé aux pirates des mers: la pendaison.

Les corps étaient exposés à l’entrée des ports pour indiquer ce qu’il advenait aux pirates de bateaux.


La visite du musée de la marine terminée; je me rends dans le quartier des « historic properties »

 


Puis j’enchaîne avec une petite ballade qui m’emmène à la Citadelle, place fortifiée en haut d’une colline d’Halifax et qui me rappelle les forts de Vauban en France. Voici une vue aérienne récupérée sur internet pour rendre compte de sa forme en étoile.


Source Wikipedia : Dans les années 1820, les tensions entre la Grande-Bretagne et les États-Unis sont à leur niveau le plus élevé. Craignant encore une fois que ces derniers attaquent Halifax, les Britanniques décident de construire une protection plus durable à leur base navale. Les plans de la nouvelle citadelle (en pierre cette fois-ci) ont été conçus par Gustavus Nicolls, des Royal Engineers. La construction débuta en 1828, mais des problèmes de conception font en sorte qu’elle n’est achevée qu’en 1856. Elle est cédée au ministère de la Milice et de la Défense du Canada en 1906. Lors de la Première Guerre mondiale, elle sert de caserne et de centre de commandement pour le port d’Halifax. Elle sert de nouveau de caserne lors de la Seconde Guerre mondiale.

On rentre à l’intérieur. Elle est gardée par un garde souriant (le pauvre, il y a beaucoup de vent).


Relève de la garde


La cour intérieure


On se promène sur les remparts et voici quelques vues de la ville


Il y avait plusieurs sortes de canon de différentes portées


Ce canon tire tous les jours, à midi, un coup avec très peu de poudre pour ne pas faire peur (1/4 de la dose nécessaire pour faire partir un boulet).


Le fort est protégé par un grand fossé (qui n’est jamais rempli d’eau) avec mur d’enceinte


Dans le mur extérieur, il y a un couloir donnant sur les meutrières, si bien que si des ennemis arrivaient à pénétrer dans le fossé, on leur tirait dessus des 2 côtés.

Dans les salles de gardes, de repos, on pouvait aussi installer des canons si nécessaire.


Dans des branches de l’étoile, on trouve 2 parties renforcées en triangle appelées Ravelin et où devait se tenir 9 hommes en cas d’attaque (voir leur emplacement sur la vue aérienne).


Les chambrées des militaires


Même les femmes portent l’uniforme


La poudrière


Et pour finir, le repos du guerrier


Ce fort avait une telle réputation qu’il n’a jamais été attaqué.

Je finirais la visite par le musée militaire qui retrace l’action des canadiens pendant les guerres de 14-18 et 40-45. Et j’apprendrais beaucoup de choses que j’ignorais totalement, l’effort de guerre de ce pays, leur contribution très importante, leur role stratégique sur mer. Cela m’a passionnée

Je suis contente de cette journée très remplie où j’ai appris plein de choses et pour finir, je décide de m’offrir un bon dîner. Je repense à la visite du Nouveau Brunswick et de la Nouvelle Ecosse en famille quand j’avais 18 ans et où plusieurs jours d’affilée, on s’était arrêté dans des ports pour acheter des homards et je décide d’en manger à nouveau en repensant à ces moments là.


Puis je rentre me coucher dans mon dortoir ! Demain est un autre jour…

7 réflexions sur « Etape 92-4 Visite d’Halifax »

  1. Merci pour ce tour touristique! un beau dimanche sans pluie…. j’ai travaillé à Halifax 4 ans et beaucoup de repas-midi ont été pris à pique-niquer sur la colline de la citadelle à admirer le paysage!! c’est relaxant ce paysage. Faut savoir prendre les bons moments! Je te souhaite une belle journée et une bonne réussite avec le traitement de Petit Prince.

  2. Dear touriste,
    Concernant le drame du « Mont Blanc », l’accumulation d’erreurs successives est impressionnante. Parmi elles – il est facile d’être intelligent après coup – le fait que l’équipage n’aurait du abandonner le navire qu’après l’avoir conduit à distance du port à ses risques et périls est-il évoqué?
    À la tienne…
    Capitaine Haddock

  3. coucou c est khadija et votre mère
    votre mère est contente a chaque qu’ elle a de vos nouvelles
    sympa le menu homard vin blanc
    elle a hâte de vous revoir et pense tous les jours à vous
    elle vous embrasse très fort me dit elle
    a bientoôt
    khadija et votre mère

  4. Salut Corinne,
    On est super heureux que tu as passé une belle journée. Cela va surement t’aider à te refaire un moral. Pauvre toi avec tous les tracas des derniers jours. On pense souvent a toi et on admire ton courage!! Gros bisous. ??. ,,Mario et ,Rachel

  5. C’est bien; il ne fallait pas passer par les maritimes sans manger du homard au moins une fois! Et une journée sans pluie, ou tout va bien; good! Ca fait du bien! On continue à penser à toi!

    xoxoxoxoxox

  6. Je t’aurais vue dans un hôtel de luxe, avec une profondeur baignoire après cette traversée épique ! Fais le Corinne, au moins les 2 dernières nuits, pour t’offrir un super moment de relaxation avant de te faire toute belle pour aller rejoindre ta famille !!! J’espère que la révision de ton vélo sera possible et que tu n’auras pas de tracas pour organiser ton/son retour à la MAISON ! Et je signe : Maman Annie xxx

  7. Salut Corinne,
    J’espère que c’est la fin des ennuis pour Petit Prince, les embarquements, les réparations, tu as vraiment du sang-froid et de la patience. En tous cas, c’est bien que tu aies pu souffler en faisant cette belle visite d’Halifax. Merci pour ce reportage très instructif, pour les belles photos (j’aime beaucoup celle du vent dans les jupes du garde…)
    Le top c’est que tu te sois offert ce homard, j’espère que c’était bon, et que tu l’as dégusté avec bonheur, tu mérites des petits moments comme cela. On savoure avec toi!
    Prends le temps de te reposer Corinne, car tu il faut que tu te ménages des espaces détente, avec toute l’énergie que tu déploies dans ces folles journées.
    Je t’embrasse fort.
    Odile

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