Etape 92-3, de Moncton à Halifax en bus

Samedi 24 septembre 2016, temps ensoleillé et nuageux

Le matin, je me lève tôt car je veux être à l’avance pour ce bus hypothétique. J’arrive à la gare de bus 1h avant le départ. Je prends un chariot sur lequel je mets mes sacoches et j’installe petit Prince avec son sac en plastique à côté de moi. Un chauffeur vient à côté de moi et me fait remarquer que j’ai beaucoup de bagages. Effectivement, j’ai 4 sacoches latérales et un sac sur le porte bagage avec la tente. Je suis d’accord avec lui. Il me demande si j’ai bien payé les suppléments pour les bagages car je n’ai le droit qu’à 2 bagages. Je lui fais remarquer gentiment qu’hier on ne m’a rien dit quand j’ai fais le trajet précédent et je lui sors mon billet pour venir à Moncton. Je lui explique que pour le client ce n’est pas simple si avec la même compagnie les règles changent d’un voyage à l’autre, mais je me lève pour aller payer le supplément, puis il prend mon chariot et je comprends que c’est le conducteur pour le bus pour Halifax. Je suis soulagée car je vais donc partir avec Petit Prince. Puis, je vais faire la queue pour payer le supplément de bagages.

Arrivée à mon tour (c’est le même guichetier qu’hier ) j’explique que l’on m’a demandé de payer un supplément pour les bagages.

Et là le dialogue de sourd s’engage

Le guichetier : « vous devez prendre un nouveau billet car le votre n’était valable que pour le trajet de la veille. »

Corinne:  » si je n’ai pas pris le bus la veille, c’est parce que vous m’avez empêché de partir alors il est hors de question que je paye un nouveau billet.  »

Le guichetier : « appelez  le « call center » pour faire réclamation et on ne vous a pas empêché de prendre le bus mais on a juste refusé de prendre votre vélo. »

Corinne : « je n’appelerais pas votre call center et cessez de me prendre pour une imbécile, de ne pas me respectez, je veux juste payer le supplément de bagages ».

Et je me plante devant le guichet sans bouger, empêchant tout le monde de prendre un billet. Par chance, les personnes derrière moi comprennent la situation et personne ne fait de remarque.

A ce moment là, le chauffeur revient et me dit de ne pas m’inquiétez si je ne vois pas mon vélo car pendant ce temps, il l’a chargé dans le bus. Il demande ce qui se passe et je lui explique la situation. Il fait signe au guichetier que cela suffit et il ne m’emmène. Enfin quelqu’un d’intelligent. Arrivé dehors, il me donne une grande accolade en me disant que tout va bien et de me détendre. Non seulement il est intelligent mais il est humain. Cela fait du bien au moral.

Le voyage se passe bien dans un bus avec une suspension normale, donc pas de problème de dos. Arrivée à destination, dans le magasin de vélo, on m’explique que pour faire le diagnostic de la roue, il faut brancher la roue sur un ordinateur en liaison avec le service technique de BIONX. Mais comme on est samedi, le service tehnique est fermé et il faut attendre lundi. Donc je devrais revenir lundi matin.

Le moral est revenu. Je vais donc en profiter pour visiter Halifax. Mais avant il faut que je me loge pour deux jours. Le guide du routard signale une auberge de jeunesse très sympa en centre ville. Je m’y rends donc. Il y a une place pour 2 jours en dortoir de 6. Je prends donc, cela va me rappeler mes années d’internat.

La fréquentation de cette auberge est curieuse car il y a un mélange de personnes vraiment âgées, surtout des couples (il y a quelques chambres individuelles) et des jeunes de style étudiants. L’auberge est propre et la fréquentation sympa. Dans ma chambre, il y a 4 personnes qui seront couchées à 22h, aussi j’ai très bien dormi et je me réveille en forme pour visiter Halifax. L’auberge est très bien située donc j’ai regardé le plan, je pourrais tout faire en marchant demain.

3 réflexions sur « Etape 92-3, de Moncton à Halifax en bus »

  1. Ouf! Pas facile les dernières étapes!!
    Ça pratique la patience et le lâcher prise… En souhaitant que d’autres beautés et bontés viendront sous peu ensoleiller vos journées!

  2. Bonjour Corinne
    Que c’est lamentable de lire le peu de communication entre le personnel au service à la clientèle… comme si les clients devaient être issue d’un même moule… travail routinier quand tu nous tiens…. travail à la chaîne… peu d’adaptabilité! les règlements qui changent d’un employé à l’autre. je sais que je n’aurais pas été patiente, ni gentille etc…..
    Profite bien d’Halifax. J’y ai vécu 4 ans…

  3. Chère « usagére »,
    Oui, c’est ainsi qu’on appelle dans notre beau pays les clients du service public pour lesquels des employés (avec des jobs à vie payé par nos impôts) condescendent de temps en temps à lever le petit doigt. Donc, en tant « qu’ usagére » dans ton pays, tu t’es trouvée en face d’un type de personnage dont les manières, la largeur d’esprit, et l’esprit d’initiative te sont familiers et avec qui tu as su immédiatement négocier. On mesure là une longue habitude. Mes compliments, tu es mûre pour une belle carrière diplomatique.
    Concernant le dortoir, tu vois que notre père (cet incompris) avait raison: l’internat à du bon, c’est une très bonne école de vie en commun, à la dure, pour ton bien, etc…. tu connais la suite.
    Bigs bisous,
    Ton frère, ex-pensionnaire mais toujours « usager »

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