Etape 92-2, de Grande Anse à Bathurst (en voiture) puis à Moncton en bus

Vendredi 23 septembre, pluie toute la journée

Le temps avait été annoncé très pluvieux (et cela s’est avéré vrai …), aussi j’en ai profité pour décider d’aller faire réviser l’assistance éléctrique de Petit Prince, qui soudain, était devenue bruyante. J’ai peur de tomber en panne, alors par précaution, j’ai décidé de le montrer à un spécialiste du vélo éléctrique à Moncton, que l’on avait contacté par téléphone avant.

Mario a donc chargé Petit Prince sur sa voiture puis nous sommes partis tôt pour prendre le bus de 8h30 à Bathurst pour aller à Moncton (merci Rachel et Mario). Tout s’est bien passé. C’était un petit bus qui avait derrière une remorque pour les bagages dans laquelle Petit Prince a pu être installé facilement. Question dos, le voyage s’est mal passé car la route est pleine de trous et le bus très mal suspendu. J’avais mal aux reins en arrivant. Je ne comprends pas qu’on se permette de faire voyager des bus avec une mauvaise suspension sur des routes pareilles. Bon enfin, rien de grave mais vraiment désagréable.

Dès l’arrivée, j’enfourche Petit Prince et nous voilà partis en direction du magasin de vélo situé à 10 km de la gare de bus, 10 km que nous ferons sous une pluie battante. En arrivant au magasin, c’est pour m’entendre de dire qu’effectivement le bruit n’est pas normal, qu’ils ne sont pas concessionnaire BIONX et qu’ils ne peuvent rien faire pour moi. Cela valait vraiment le déplacement. Le plus proche concessionnaire BIONX est à Halifax. Je décide donc d’aller à Halifax. Le magasin pourra me recevoir demain. On appelle la gare de bus. Il y a un départ pour Halifax à 18h, je décide donc de le prendre. On m’a prévenue que pour le bus, il fallait mettre Petit Prince dans un carton. Le magasin m’installe Petit Prince dans un carton (coût 50 dollars) puis appelle un taxi (25 dollars). Pour m’entendre dire à l’arrivée à 15h, que le vélo doit être mis dans un sac en plastique transparent. Voilà 75 dollars jetés par terre mais ce n’est pas un problème pour eux de répondre n’importe quoi au téléphone puisque ce n’est pas eux qui payent. Je défais donc le vélo, je remonte les pédales dévissées, le guidon défait et je mets Petit Prince dans un sac en plastique qui m’a été fournie. Puis j’attends pendant 3h devant les guichets, le bus pour Halifax. 

Celui ci arrive, c’est le même petit  bus que ce matin mais sans remorque pour les bagages, je me dis que cela va être dur pour Petit Prince. Arrivée au bus, le chauffeur me dit que je peux monter mais sans le vélo. Je lui demande s’il plaisante et je lui montre mon billet avec le prix du transport de vélo. Il me répond que c’est lui qui décide et qu’il ne prendra pas le vélo. Je retourne au guichet en disant que je ne comprends rien. Pourquoi m’ont ils vendu pour 18h un billet avec vélo pour refuser de le charger une fois le bus là. Le guichetier me répond que le pouvoir de décision appartient au conducteur et que s’il ne veut pas le charger (il y a au fond du bus un espace pour les bagages où Petit Prince peut totalement tenir), c’est son droit. Je suis folle furieuse du formidable mépris de ces personnes là à mon égard. En un mot, ils n’en ont strictement rien à foutre. Que j’ai attendu 3h pour rien, n’a aucune importance. Le guichetier me dit que le prochain bus est à 9h20 demain et que si le chauffeur veut bien charger Petit Prince, je pourrais partir demain matin mais il me précise qu’il n’y a aucune certitude. Je crois rêver mais non c’est la réalité. Cela me rappelle la notion de « service public » en France qui pour certain , ne veut rien dire.

Il fait presque nuit et je dois me trouver un motel. Je fais 5 km et je finis par en trouver un grand, juste quand la nuit tombe. Je m’arrête  et demande une chambre premier prix. Il n’y a pratiquement aucune voiture sur le parking et il me répond qu’il n’en reste plus, qu’il ne reste que des chambres beaucoup plus chères. A l’évidence, il me ment mais j’en ai plus qu’assez de cette journée, alors j’accepte. Vraiment toute cette journée, on m’aura prise pour une imbécile.

5 réflexions sur « Etape 92-2, de Grande Anse à Bathurst (en voiture) puis à Moncton en bus »

  1. Ma pauvre!
    Où l’on découvre un autre Canada, bien différent de celui des mois précédents. Là c’est le raciste qui parle: est-il anglophone ou francophone?
    Ces bus sont-ils publics ou privés?
    Quand on lit ça, on est tellement écœuré qu’on se dit qu’il y a des mains sur la gueule qui se perdent!
    Bravo de t’être retenue!
    JC , coléreux

    1. C’était des anglophones, ceci dit les cons existent partout, dans toutes les races et toutes les nationalités.
      Le transport de bus est étatique (fédéral ou province , je ne sais pas), par contre ce qui est sure c’est que pour avoir ce genre de comportement il faut etre sur d’être intouchable, donc ils doivent avoir un statut protégé sinon, ils ne pourraient pas se comporter comme cela avec un client.

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