Etape 92, de Pointe Verte à Grande Anse (via Caraquet …), 111 km

Mercredi 21 septembre, Température de 20 à 26°C, soleil et nuage

Odométre : 8126 km, la barre des 8000 km est franchie !…

Après un petit déjeuner en compagnie de Simone (Réjean étant parti à la chasse tôt le matin), je rassemble mes affaires pour partir. Tout mon linge est propre, c’est vraiment agréable. Simone m’a préparé un festin pour la pause de midi, quelle chance.

Nous partons,  le ciel est magnifique et il n’y a pas un nuage. Après le village de la Pointe Verte, je vois enfin des maisons avec plein de drapeaux acadiens. Les couleurs bleu, blanc et rouge sont utilisées pour peindre plein de choses différentes


Sur une portion de route, tous les bas des poteaux électriques sont peints en bleu, blanc et rouge et la petite étoile est bien rajouté systématiquement dans le bleu. Cette étoile, pour les acadiens, est leur guide.

Les paysages sont beaux, mais quand on vient de Gaspésie, on est frappé par le relief plat. Ici c’est pas de falaise, pas de rochers sur cette partie.


Vers midi, je cherche à déjeuner mais l’accès à la plage est impossible car tous les terrains en bordure sont privatisés avec des maisons. Comme je veux absolument manger sur la plage, je finis par demander l’autorisation à quelqu’un qui est devant sa maison, de traverser son jardin pour aller sur la plage. L’autorisation étant donnée, je pourrais enfin déjeuner sur la plage. Lorsque je reprendrais le vélo, je trouverais 2 km plus loin un accès public à la plage à partir d’une marina, mais encore fallait-il le savoir.


Petit Prince et moi nous reprenons la route. Des nuages apparaissent mais ils ne sont menaçants.


Pour le moment, les côtes sont belles mais après la Gaspésie, l’absence de relief est vraiment frappante.


Un petit peu de relief apparaît. Ce rocher séparé maintenant de la côte avec tous ces arbres morts est impressionnant.


Au fond, il y a une ouverture sur la mer.

 


Simone m’a dit que je pourrais avoir comme étape la ville Caraquet à 94 km de Pointe Verte. J’ai donc suivi ces conseils et je me suis fixée cela comme étape du jour. La route a été belle, pas de grosse côte et un temps formidable. Que demander de plus ? Une belle halte.

Il me faut donc chercher un endroit pour dormir. Je recherche une famille acadienne. Je reste sur mon observation qu’il faut mieux aborder quelqu’un dans la rue que frapper à une porte. C’est plus facile d’établir un contact. Je rentre donc dans la ville (mais contrairement à la France, les villes sont très étalés) et j’observe plein de jolies maisons. Là encore Petit Prince est fabuleux, car ma position assise me permet vraiment de bien regerder et de voir beaucoup de choses.

Tout d’un coup je repère un cycliste sur ma droite et je trouve qu’il a « une bonne bouille ». Je m’arrête et je lui explique que je cherche un accueil pour la nuit dans une famille acadienne. Il me répond avec un grand sourire qu’il est acadien, qu’il l’accueillerait volontiers mais qu’il habite à 15 km de là, près de Grande Anse (dont je viens…). Qu’à cela ne tienne, je suis très en forme et prête à faire 15 km pour une bonne soirée. Comme la femme de Mario est en ville pour acheter des médicaments pour ses parents, Mario l’appelle, elle arrive en voiture et je mets toutes sacoches dedans, donc je vais faire les 15 km sans bagage : le luxe. On arrive dans une maison dans la forêt  comme je les aime tant. Mario a tout construit de ces mains et je suis drôlement admirative. Il a fait en particulier un « Gazibo », c’est une sorte de petit chalet ouvert. Il a mis dès moustiquaires entre les poutres et des protections contre le vent, à l’arrière. Mais il a surtout mis à l’intérieur, un foyer pour faire du feu. Après le repas avec une superbe soupe très compléte mijotée par Rachelle et vraiment délicieuse, nous nous installons dans le Gazibo pour la soirée.


Et là, la soirée devient magique devant un feu magnifique.


Bon d’accord, je suis avec un bon verre de vin à la main, mais je n’en ai pas abusé …Lilou la chienne m’accompagne partout et elle est sagement assise à côté de moi.


Merci infiniment Mario et Rachelle pour votre accueil si chaleureux. Si vous saviez comme vous m’avez fait plaisir.

12 réflexions sur « Etape 92, de Pointe Verte à Grande Anse (via Caraquet …), 111 km »

  1. Encore de belles images Corinne. On voyage avec toi! Je ne connaissais par les Gazibos…

    Cette étape a dû te revigorer et te donner l’énergie nécessaire pour repartir.

    Bises

  2. Coucou???Corinne ça me fait plaisir de vous suivre et de vous lire et les photos sont tellement belle gros câlin ? et bonne route à toi et ton petit prince …?☀️?Xxxxx

  3. Ma sœur,
    Là, c’est le poète qui parle. Si je te suis bien, l’Acadie c’est la Beauce plus la mer mais sans les éoliennes, ni l’autoroute ni le TGV (mais tout ça viendra, rassure tes amis).
    8.000 km! Tu vas rentrer dans le Guiness des records, chapitre: « seniors », spécialité: « 2 roues » , propulsion: « 2 jarrets », version: « couchée », direction: « Ouest-Est », trajet: « zig-zag », but: »non précisé », fin prévue: « hors sujet ».
    Grande Cecile t’embrasse, moi … peut-être.
    À suivre…
    Ton frère ( dans le secret)

  4. Ha ben tabarouette! J’aurais jamais cru que tu passerais pas Caraquet! C’est ma ville natale! Mais tellement sur la pointe du NB que j’étais sure que tu ne passerais pas par la! Ma maman t’aurais accueillie avec plaisir 😉 Mais heureuse que quand meme, là, tu as reçu un bel accueil! Et la, tu en auras surement vu, des drapeaux! lol!
    Bienvenue en acadie!

  5. Bonjour Corinne j’espère que tu vas bien ,bonne route ,un merci pour les merveilleux photos sont super j’ai hâte d’avoir des nouvelles ?????à bientôt ????

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