Étape 82, du camping La Plage des Trois Pistoles à Pointe-au-Père, 72 km

Mercredi 07 septembre 2016, température de 19°C à 37°C,  temps ensoleillé le matin et nuageux, crachin l’après-midi.

Ce matin, j’ai eu droit à un super petit-déjeuner offert par Louise et Céline. Qu’est-ce que c’est agréable et gentil. La confiture à la rhubarbe faite par Céline est une pure merveille et j’en ai bien profitée.

Puis on a longuement discutée du trajet. Elles m’ont chaudement recommandé les îles de la Madaleine que je n’avais pas prévu de voir. Si le temps le permet je les ferais donc et pour y aller, il faut prendre un traversier à partir de la ville Souris dans l’île du Prince Edouard. Avec toutes ces discussions, je ne pars qu’à 10h15. Ce n’est pas grave car j’ai passé un excellent début de journée avec Louise et Céline. Au moment de partir, j’ai une belle surprise car Louise me tend un billet de 20 dollars. Achariya peut vraiment commencer à rêver d’aller à l’école et merci aux Québecois pour leur générosité en plus de leur accueil.

Je finis donc par partir, je suis contente et Petit Prince est en forme. Je fais 500m et une cote redoutable m’attend. A froid, je crains toujours cela. Avec l’assistance électrique et un petit développement, je suis vraiment limite de mettre pied à terre. Il me faudra un peu de temps pour récupérer. Par la suite, nous pédalons bien. Ce camping avait un très mauvais Wifi, donc je n’ai rien pu poster. Je me suis donc arrêté de 14h à 16h chez Tim Hurtons. Je pars tard, je m’arrête 2h et la nuit tombe vite, toutes les conditions sont réunis pour faire un long kilométrage aujourd’hui.Et la pluie va en rajouter une couche !… Et oui, il y a des jours comme cela.

Pour le moment, la route 132 est derriere des collines qui la sépare du Saint-Laurent. Bientôt, cette route épousera ce relief et le dénivelé que je vois,  me laisse entrevoir que cela va être dur. Tout le monde me parle de la difficulté de la route et systématiquement, donc je suis prévenue. J’espère juste que je ne mettrais pas pied à terre trop souvent pour pousser un vélo lourd car ce n’est pas drôle.

 

A un moment, dans un champ, je vois un agriculteur fabriquait les boudins blancs de round ballers. Aussitôt je m’arrête car je veux voir cela de près.

Voici la machine qui les fait

La remorque avec les round ballers en attente d’être chargés dans la machine

Les round ballers sont prises avec un tracteur muni d’un bras avec une pointe qui rentre au milieu du round baller.

Le round baller est mis à la suite d’un autre en attente d’être pris dans le boudin

Le boudin de plastique blanc est fait à partir d’un rouleau de plastique (ici Sylvain est entrain de le changer). Le principe est exactement le même qu’un fardelage de palette.

Le problème rencontré sur ce type de stockage est l’attaque des corneilles. Elles perçent le film avec le bec et du coup, l’eau rentre et le foin moisit. Aussi Sylvain a installé un système qui les détectent et qui émet le bruit d’une buse qui attaque. Mais les corneilles s’y habituent, aussi le son est changé régulièrement.

Merci à Sylvain pour toutes ces explications et bonne fin de saison.

Petit prince et moi nous reprenons la route. Petit Prince me dit qu’on flâne un peu. Et je lui ai répondu, qu’il faut profiter au maximum de ce beau voyage.

Il fait gris, il pleuvote (j’ai enfilé le vêtement de pluie offert mais la pluie est trop faible pour que je puisse le tester vraiment et c’est très bien comme cela). Le temps s’est beaucoup refroidi (en 5h il est passé de 37 à 19°C, ce qui fait une belle chute de température). J’ai pris de mauvaises habitudes avec tous ces jours de beau temps. Du coup, ce temps est un peu cafardeux. Je n’ai pas trop envie de rouler. Je vois un beau motel face à la mer, aussi je m’arrête et demande si je peux avoir une chambre. On me répond que le motel est complet (ce qui n’est pas étonnant vu le superbe emplacement) et on me propose une roulotte pour 100 dollars. J’éclate de rire en disant que je ne suis pas une imbécile de touriste (je suis vraiment choquée) et je repars. Mais à priori, il n’y a pas de motel proche donc il va falloir rouler. Je suis une petite route en bordure de rive et il n’y a pas de circulation. 5oom après le motel, je croise une voiture qui vient en face. Elle s’arrête à ma hauteur, la vitre se baisse et un homme me demande si je viens de France vu mon drapeau. Je réponds que oui mais que pour le moment, je cherche un lieu pour dormir, de préférence chez l’habitant. Immédiatement, il me dit « chez moi, j’habite à 2 maisons de là » et c’est comme cela que je me retrouve chez Denis et Catherine.

Je fais remarquer à Denis que mon voyage doit être béni des Dieux. Il me répond « chez nous, on dit qu’on a le derrière bordé de nouilles », ce qui me fait rire. Donc j’ai le « derrière bordé de nouilles ».

J’arrive juste pour me mettre les pieds sous la table pour un excellent dîner, très sympathique. Leur maison est superbe, installée juste en bordure du Saint-Laurent et quelle vue.


Denis a amenagé en haut de la maison, une piéce chaleureuse avec une belle vue sur le fleuve. Malheureusement le brouillard s’est levé donc je ne verrai rien.


Denis me fait goûter le gin fabriqué et commercialisé par son fils: le gin Saint Laurent avec des algues Laminaires cueillies à la main. Il est excellent mais à boire avec modération …


Non seulement, ils m’ont formidablement bien reçue, mais comme toute la famille habite la côte, Denis m’a organisé la prochaine étape chez sa sœur. J’avoue que je suis très contente car comme je vais rouler sous la pluie aujourd’hui, j’apprécie de savoir que ce soir je serai au sec, encore dans une « belle » famille.

Merci à Denis et Catherine pour votre accueil chaleureux et à Denis pour s’être arreté près de mon vélo !

7 réflexions sur « Étape 82, du camping La Plage des Trois Pistoles à Pointe-au-Père, 72 km »

  1. Quelle magnifique maison! Bien contente que vous tombiez encore sur des gens sympathiques et aidants!
    Courage avec les côtes et la pluie! Go go go!!! 😀
    xoxox bisous!

  2. Nous sommes bien contents d’avoir pu vous offrir un petit moment de répit au chaud. Votre périple est formidable et bonne chance pour la suite. On vous suivra maintenant au quotidien! Catherine et Denis, Pointe-au-Père
    ps. Un beau bonjour à Marie et Jean-Yves pour nous ?

  3. Franchement Corinne, je suis très émue et très heureuse pour toi que tu rencontres des gens aussi prévenants avec toi: Céline et Louise, et aujourd’hui Denis et Catherine! Quelle belle maison, et je pense que le gin a permis de te réchauffer, au cas où tu aurais un peu attrapé froid!
    Merci pour ce petit cours sur les roundballers et leur emballage, on apprend plein de choses avec toi, au fil de tes étapes: faune, flore, histoire-géo et vies et coutumes. Je ne suis pas pressée que tu termines ton tour avec Petit Prince, prenez votre temps tous les deux, car tout ça va finir par nous manquer, on s’y habitue!
    Bon courage à vous deux pour continuer , surtout si vous rencontrez un peu de dénivelés; comme tu sembles l’avoir compris. Bises

  4. Soeurette,
    On vient de lire l’étape avec ta mère (notre mère) qui suit tout ça très attentivement. A cette étape, la Corinne ingénieur agronome et la Corinne photographe ont travaillé main dans la main. C’est beau cette belle entente.
    On t’embrasse,
    Ta famille d’outre-Atlantique

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