Etape 58, de White River (jardin public !…) à Wawa RV resort & campground, 96 km

Mercredi 10 août, température de 19 à 29°C. Soleil le matin et nuageux l’après-midi.

Après avoir attendu au restaurant que la News soit envoyé à tous les followers, je suis partie (9h15).

En partant, j’ai croisé le garçon qui était venu s’installer avec sa tente le soir à côté de moi. Lui voyage en auto stop avec un chien style Labrador. Je sais que les canadiens n’aiment pas l’auto stop mais je ne sais pas si de faire de l’auto stop avec un chien aide à être pris par un automobiliste.  Ceci dit, il est assis et il tend le bras, attitude que je trouve très encourageante et très constructive pour être pris. Moi, je ne prends pas de passager…

L’étape d’hier et l’étape d’aujourd’hui se ressemblent : même style de route mais en plus mauvais état.

Par contre, je suis vraiment déçu de ne voir aucun animal. Ce n’est vraiment pas de chance. Peut être, y a t’il maintenant trop de voitures et de camions, ce qui les effraient ? En tout cas, je scrute la lisière de la forêt des 2 côtés de la route et je ne voie rien du tout (j’ai vu ce matin un lapin près de ma tente mais cela ne compte pas !). Je continue mon petit bonhomme de chemin.

On voit de temps en temps des motels, au milieu de nulle part (même pas près d’un lac) et ils sont abandonnés. Je serais curieuse de savoir quelle est l’étude économique qui a été faite avant qu’ils s’installent. C’est triste. Certains sont encore en très bon état.


Je me suis arrêtée dans un motel  à l’heure du déjeuner car souvent ils ont un petit coin épicerie et il était à vendre. A l’intérieur, l’aspect était misérabilisme.

Comme hier, j’ai vu 2 beaux lacs


Et une belle rivière


Le soir j’arrive dans un camping où à nouveau, on est serré les uns contre les autres. On est loin de l’espace que l’on a dans les campings de British Columbia. Je pose mon vélo et regarde la table à côté ce qu’ils ont à manger. Ils ont plein de choses, légumes, fruits et pour moi qui crève de faim, c’est dur. Je leur dis bonjour et qu’ils ont une sacré table bien remplie. Immédiatement, ils me proposent de venir partager leur repas et ils l’ont dit ensemble. J’ai donc pris le repas avec eux et que cela fait plaisir de parler après une journée en solitaire sur un vélo. Et en plus, quand on a plein de bonnes choses à manger, c’est génial. Ils sont iraniens, installés depuis 4 ans au Canada où Maryam a choisi de faire ces études.

Merci à vous de m’avoir tout de suite intégré à votre dîner. J’ai passé un très bon moment avec vous.

Merci à Ali, Parvin et Maryam pour votre gentillesse et votre générosité et bonne route pour la suite.

6 réflexions sur « Etape 58, de White River (jardin public !…) à Wawa RV resort & campground, 96 km »

  1. Bonjour,

    c’est ta mére je suis tes avantures avec passions les photos sont manifiques tu as beaucoup de courage et je suis fiére de toi. J’attend ton retour avec impatience,je t’embrasse ta mére

  2. Bonjour Corinne, ça y est j’ai repris le travail mardi, et j’ai décidé d’y aller en vélo, symboliquement pour te soutenir, et pour soutenir également la cause d’Achariya, je pédale modestement pour vous deux!!!
    Corinne, suite à une de tes étapes à travers les champs moissonnés, je peux te dire que j’ai donc eu l’occasion de regarder le paysage, et de me rendre compte que cette année les ballots de paille ne sont plus emballés de plastique blanc, il y a juste un film transparent sur le tour, du coup on retrouve les champs moissonnés avec ces ballots de paille comme avant, en tous cas, c’est comme ça en Eure et Loir, tant mieux.
    J’ai constaté que tu as vu beaucoup de lacs et de rivières ces dernières étapes, mais effectivement pas de faune, ce que je regrette moi aussi. Et pas non plus d’oiseaux? des hérons?..
    En tous cas, merci pour tes photos, on finit par s’y habituer, mais vraiment elles sont très belles, et les bleus sont incroyables.
    Ce soir en rentrant, j’ai surpris 2 chevreuils qui étaient sur le bord de la route, c’est vrai qu’en vélo, ils ne nous entendent pas venir, c’est sympa, j’ai pensé à toi.
    Si je ne me trompe pas, tu as passé le cap des 5000km, bravo!!!
    Continue bien ton périple, malgré la solitude un peu pesante parfois, et malgré les routes mauvaises en ce moment(Sur la photo de Petit Prince, on voit effectivement que ça n’a pas l’air terrible).
    Tu as une fois de plus trouvé une table pour t’accueillir, tant mieux, merci à cette famille iranienne. Et le jour où tu ne trouves rien, tu as en secours des repas déshydratés ou pas? J’imagine qu’après les étapes que tu fais, tu dois vraiment avoir faim.
    Je te souhaite bon courage pour continuer, et j’espère que la route va devenir un peu plus agréable. Je t’embrasse très fort.

  3. Bonjour Corinne ! Je suis revenue de l’Outaouais aujourd’hui et je suis passée voir un bout de route que je veux te proposer au QC, à l’est de Montréal. Il s’agit de la route 138, qu’on appelle la Route du Roy. Je vais te revenir avec des cartes bientôt. J’ai pris de belles photos de 2 villages : Lanoraie et Berthierville (en périphérie) que je t’envoie plus tard par courriel.
    Tu mentionnais aussi être désolée de ne pas voir d’anumaux sur ta route présentement … mais il fait tellement chaud ! Ils doivent sortir très tôt le matin des boisés, ou à la brunante. Tant qu’à moi, j’ai vu pour la première fois de ma vie un ours mort en bordure de ma route aujourd’hui (aut-50). Le Ministère des Transports ramasse quotidiennement les carcasses, celle-ci va faire parler. Si j’avais été en territoire « forestier » avec des autochtones à proximité, le téléphone arabe aurait fonctionné très rapidement et la bête et sa magnifique fourrure aurait été ramassée à la vitesse de l’éclair !
    A bientôt et bonne route !!!

  4. Salut ma soeur,
    C’est ton frère, tu sais un grand avec des cheveux blancs, depuis qq jours à Tours. PP en forme grâce à un été pas trop chaud et des aides qui la sortent beaucoup.
    J’ai pris des notes sur les 58 étapes pour illustration ultérieure. Comme tu sais, j’ai fait ce voyage en voiture, la seule fois de ma vie où je me suis endormi au volant. Du temps où je cyclotourais, je me souviens avoir commencé à m’endormir une ou deux fois à vélo (chute de la tête), toi qui reposes la tienne ça a du t’arriver aussi.
    Vivement le Quebec, les ours y sont francophones.
    Je t’embrasse,
    LefrèreàCorinne
    (c’est mon surnom depuis que tu es célèbre)

  5. Bonjour Corinne,
    Bravo ! Passer le cap des 5000 km, il fallait la faire. Je note que les distances parcourues en une journée s’allongent au fur et à mesure du voyage. Notre championne prend de l’assurance et de l’endurance au fil des kilomètres parcourus.
    Je suis en vacances sur les bords de Loire près de Saumur. La petite route qui borde la rivière est un ravissement et est très appréciée des cyclotouristes. Beaucoup de nationalités, des familles avec enfants dans une remorque attelée au vélo, des tandems, des tricycles et les fameux vélos allongés.
    Bien sûr beaucoup de pensés pour vous.
    Je suis très heureux de voir que les dons pour Achariya ont avancé. A chaque tour de pédalier son image me semble plus présente, plus réelle. Merci pour elle.
    Bon courage pour la suite, au plaisir de vous lire.
    Stéphane

  6. Petite réflexion
    La narration est pertinente, nous suivons tous avec plaisir les aventures de ce voyage en vélo à l’autre bout du monde au profit de l’association « Toutes à l’école ».
    Les rencontres sont improbables mais ô combien enrichissantes. Les photos nous dévoilent des paysages grandioses ainsi que les protagonistes des différentes rencontres.
    Mais quand est-il de la voyageuse ? De l’institutrice de ce voyage ?
    Trop peu de photographie.
    Pas de trépied photo certes mais au combien de rencontres complices pouvant réaliser des photos de la voyageuse ?
    Merci de nous enrichir de ces images.
    Stéphane Luiggi

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *