Etape 51m de Vermilion à Ignace, 149 km

Mercredi 3 août , température de 26 à 38°C

Hier soir, François s’est aperçu que son vélo avait à nouveau la roue arrière crevée. Cela me rappelle de mauvais souvenirs. S’il a crevé 2 fois dans la même journée c’est que la cause de crevaison est non identifiée. Par contre la chambre à air indiqué que la crevaison a lieu au niveau du pneu et non de la jante. François inspecte consciencieusement son pneu mais mon expérience me dit que c’est avec les mains et le toucher que l’on a le plus de chance de trouver l’origine de la crevaison. Je prends le pneu et je tâte à la recherche de la moindre aspérité et bingo, j’en trouve une toute petite. Avec le pince à épiler, avec beaucoup de difficulté, je sors un petit morceau d’agrafe. Puis je continue l’inspection et je sens une toute petite bosse sur le caoutchouc. À nouveau avec la pince à épiler, je dégage le caoutchouc pour retrouver un nouveau morceau d’agrafe (qui aurait donné lieu à une prochaine crevaison). François met une chambre à air neuve et je pense qu’il est tiré d’affaire pour les crevaisons à répétitions. C’est vraiment redoutable tout cela pour le cycliste.

Le lendemain, nous voilà repartis, mais sur la carte, à partir du 50e km, c’est le désert total (comme en BC) donc nous n’avons aucune idée de l’endroit où on va pouvoir s’arreter. Comme hier, François part devant. A Dryden, il est presque midi et je cherche quelque chose à manger quand je vois François, au bord de la route, qui me tend quelque chose. Il a trouvé des cerises et des bananes à acheter. Il paraît que les cyclistes doivent manger au moins une banane par jour pour éviter les crampes. J’ignorais cela. On mange puis on repart. La route est moins belle qu’hier, moins de lacs et beaucoup de voitures et camions.


Je vous avais montré l’enseigne taureau, je ne résiste pas à l’enseigne mouton


Une rivière aux eaux marrons

 


Arrivée à 100 km, je retrouve François qui m’attend pour me dire que la seule possibilité de trouver quelqu’chose pour la nuit est à Ignace soit 50 km de plus. C’est difficile car cette route n’est jamais plate, elle monte et descend tout le temps avec quelque fois des bonnes montées alors 50 km de plus dans ces conditions, ce n’est pas rien. Et nous sommes partis depuis 8h du matin. Mais comme on est en situation de non choix, il faut y aller. Je mets l’assistance électrique alors que je ne l’avais pas utilisé jusqu’à présent, pour le suivre. Et j’ai mal pour lui car il a visiblement mal au dos, mal au cou, mal aux fesses. Il fait des mouvements de bras pour les dégourdir. François ne se plaint jamais mais il doit en baver. La Dopamine ne suffit pas à rendre tout acceptable pour lui. Il ne veut pas prendre de retard car il est attendu vendredi à Thunder Bay par un journaliste pour son défi en tant que Parkinsonnien. Un site à été créé pour son défi

http://www.defisparkinson.ca/defi-francois-guerin-81/accueil

J’ai beaucoup de chance de l’avoir rencontré car c’est un compagnon de sport très agréable et très courageux.

Finalement nous arriverons à Ignace à 19h , bien fatigués. Et là, on ne cherche pas de camping, on va direct dans un motel.

On trouvera aussi un restaurant sympa avec des glaces maison délicieuses. Ce soir, c’est soirée luxe. On a étudié la route pour demain et la méteo: de la pluie est annoncée, j’éspère qu’il n’y en aura pas trop.

12 réflexions sur « Etape 51m de Vermilion à Ignace, 149 km »

  1. 150 km, même avec assistance électrique sur une partie, cela devient sportif. J’ai mangé à peu près de tout en randonnées vélo, jamais de bananes. Et jamais de crampes.

  2. Whaaaaaaaaa Maman t’es une championne! ?? 150km ! Tu ne t’arrêtes plus.
    Bisous de Birmanie.
    PS: on a visité un parc magnifique aujourdhui, très fleuri avec une partie réservée aux orchidées, tu aurais adoré.

  3. Salut Corinne

    De mon Berry (Mery es Bois), je vis tes « exploits » avec plaisirs. Parfois, la monture est récalcitrante mais la pilote est là pour « rectifier le tir ».

    Quel beau voyage avec une nature exceptionnelle.
    Merci de nous faire partager jour après jour cette superbe traversée
    A bientôt de te lire

    Jean Luc

  4. Salut Corinne, tu n’en finis pas de nous étonner par tes performances, tu atteins maintenant les 150km, ce ne sont plus les petites étapes sur l’ile de Vancouver. Mille bravos!!!!
    C’est vraiment bien d’avoir trouvé un compagnon de route, ça motive je pense, et c’est certainement bien aussi de partager ce que vous voyez dans la journée.
    Philippe a maintenant un nouveau genou , alors j’espère qu’on pourra bientôt refaire un peu de vélo, en toute modestie, bien sûr.
    Merci pour les indications de ta prochaine route, je n’en reviens pas que tu arrives déjà aux Grands Lacs. Papa a suivi ton périple sur la carte, avec tes dernières étapes que je lui ai montrées hier,, il est très admiratif.
    Je t’embrasse fort, continue bien.

  5. Ma chère Corinne, nous sommes chez nous maintenant.
    Il nous a fait grang plaisir de t’avoir rencontrée.
    T’es sympathique et pleine de joie de vivre.
    Nous te souhaitons une belle route et beaucoup de belle aventures.
    Il y a plein de bon gens à ta rencontre.
    Le Canada est beau et grand pays à explorer.
    Karl ans Joyce.

    1. J’ai beaucoup apprécié votre gentillesse et c’est bien d’avoir commencé à faire des commentaires. Il ne faut pas s’arrêter maintenant.
      Le fromage était très bon !…

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