Etape 44 de McCreary à Langruth, 115 km dont 18 A et R

Mercredi 27 juillet, température 22 à 33°, grand soleil et alternance avec des nuages.

Merci à Melissa et ses 2 filles Léa et Janessa pour leur acceuil. Les provisions, pour partir; ont été très appréciés


Le soir, de ma tente j’avais prise une photo car au coucher du soleil, on aurait dit que la forêt brûlait


Je suis partie en forme le matin. Je fais consciencieusement le tour du « camp » et de mon vélo pour être sûr que je n’oublie rien et je pars. Pour m’apercevoir 8 km plus loin que je n’avais oublié que … mes drapeaux. Il faut le faire ! Je les avais posés sur le trempoline au lieu de par terre, je ne les ai pas aperçus.  Et quand j’ai fait le tour du vélo, je n’ai pas vu qu’ils manquaient. J’ai évidemment fait demi tour et 18 Km de perdus dès le début de la journée.

Après le 2e départ, je roule tranquillement en attendant de voir le Lac Manitoba que je ne verrais jamais car la route le longe mais pas d’assez près, je suis déçue. Par contre le paysage continue à être sympa


Belles couleurs de cette prairie à moitié fauchée


Je vois plus de chevaux que de vaches. Le coquin de poulain n’a pas voulu me montrer sa tête. Il n’est pas vieux.


Je vous avais dit que je ne voyez pas les « Round Ballers » avec du plastique blanc, comme en France et bien pour la première fois j’en ai vu. Mais ce qui m’a interpellée, c’est que le plastique entouré la totalité de la bande que vous voyez. Je suis descendue pour vérifier. Fermiers canadiens, expliquez moi comment vous faites des « boudins » de « Round Ballers » car vu le poids d’un seul, comment fait-on pour en assembler sur plus de 200m ?

Puis après sur 20 km, j’ai traversé un village indiens et une réserve. Toujours cette impression de misère et de pauvreté qui se dégage de ces zones, les maisons sont petites, souvent mal entretenues ou très foutoirs. Par contre les voitures sont correctes. Je ne traine jamais dans ces zones car tous les canadiens sont tellement unanimes à dire que ces zones ne sont pas « secure », que je le prends vraiment en compte.

Dès cette zone passée, je cherche un coin pour dormir. Je privilégie toujours les fermes, mais là, il n’y en a pas le long des routes aussi je finis par demander à une maison. L’homme qui m’acceuille me dit immédiatement oui pour planter la tente et me donner de l’eau mais l’accueil s’arrête là. Cela change de la veille. 

Je plante la tente et lorsque j’ai finis, je ressens une gêne à la cuisse. Je regarde et j’ai une grosse plaque rouge au dessus du genou due à quoi, je n’en sais rien. Je n’ai pas eu de douleur liée à une piqûre. Est-ce un insecte volant ou rampant (je me suis assise dans l’herbe 5′ pour récuperer) ? Le problème c’est que la plaque fait 7 cm de diamètre et comme je suis allergique, je me mets en alerte. Est-ce que cela va dégénérer ?

Immédiatement je m’allonge dans la tente avec le trousse à pharmacie. Je prends un corticoïdes, puis un anti-histaminique. je badigeonne avec de l’huile essentielle Lavande Aspic. je mets à coté de moi, la seringue d’adrenaline et le GPS tracking (il a un SOS urgence) et j’attends de voir si cela va dégénérer en Œdème de Quincke comme cela m’est déjà arrivé. Je passe par un grand, grand, moment de solitude à  attendre. Au bout de 3/4 d’h sans évolution autre que le genou enflé, je déclare la fin de l’alerte et je range ma trousse d’urgence (que je suis drôlement contente d’avoir bien préparé même si cela pèse lourd (merci Dr Xavier Faudot Bel pour tous les bons conseils). Comme je suis un peu sonnée, je me couche sans manger. 

8 réflexions sur « Etape 44 de McCreary à Langruth, 115 km dont 18 A et R »

  1. Maman,

    Tu m’as fait peur avec ton histoire de piqûre. Tu penses que c’était quoi alors?
    On part dans deux jours en Birmanie avec jacko. J’ai trop hâte ?.

    Je t’aime

    PS: j’attend toujours une photo de toi ma championne.

  2. Allo Corinne, il est possible qu’en t’assoyant directement dans l’herbe, tu aies été infectée par une plante. Peut-être faire attention à ne pas être jambe nue directement sur l’herbe, ou bien mettre une petite couverture sous toi. Il y a une plante s’appelant la Berce de Caucase à laquelle il ne faut pas toucher. C’est très commun au QC sur le bord des routes. Je te conseille de photographier aussi les « fleurs » au bord de la route. Si j’ai des photos, je pourrai peut être t’aider … Tant mieux cette fois ci ça ne semble pas avoir causé autre chose qu’une grosse inquiétude !

    1. Tu as surement raison, cela doit-etre une plante car je n’avais aucune trace de piqure. C’est sure que dorénavant je vais faire attention en m’asseyant. Mais ce qui m’étonne c’est que l’herbe avait été coupée peu de temps auparavant. Je vais regarder ce qu’est la Berce de Caucase

    2. Annie je viens de lire la fiche d’avertissement du Québec sur la Berce de Caucase. Cela doit être surement cela car la description des réactions correspond exactement à ce que j’ai eu. Dis donc cette plante est un fléau et elle est drôlement dangereuse.

  3. Pour la question : « Fermiers canadiens, expliquez moi comment vous faites des « boudins » de « Round Ballers » car vu le poids d’un seul, comment fait-on pour en assembler sur plus de 200m ? « …
    j’ai consulté : c’est fait ensuite par des machines qui vont séparer les bottes de foin en format plus facile à déplacer. De plastifier ainsi le foin permet de le protéger des éléments comme la pluie et le vent. Voilà !

    1. Merci Annie de répondre à mes questions. Donc quand ils ramassent ils forment le boudin et après ils coupent. Mais ce que je trouve étrange c’est que c’est bien rangé le long d’une clôture or cela doit être intransportable

  4. Une petite émotion avec cette plante. Ouf, tu t en sors avec une grosse peur. Heureusement que tu as bien préparé ta trousse à pharmacie. Continue ton beau périple, super Corinne. Plein de bisous

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