Étape 35-1 Recherche des causes de crevaisons et visite du Parc National de Prince Albert

Je me suis levée ce matin, bien fermement décidé à comprendre ce qui se passe et pourquoi je crève tout le temps. J’installe Petit Prince sur le palier d’une maison en construction et pour la quatrième fois, je démonte la roue BionX. Seule, c’est un peu limite au niveau du poids. Ma trousse de maintenance (composée par Philippe de Vélofasto) est bien faite et j’ai tout ce dont j’ai besoin (merci Philippe !). Une fois le pneu enlevé et la chambre à air récupérée, quelque chose me saute immédiatement aux yeux: le trou est à nouveau du coté de la jante et non du pneu et rigoureusement au même endroit que la deuxième crevaison, c’est à dire à l’opposé de la valve. Le problème vient donc de la jante, mais pourquoi rien pendant 2200 km. J’inspecte donc à fond la jante et je remarque qu’à un endroit la protection (de couleur rouge) que j’avais installée a sauté mais c’est très petit. Je mets la chambre à air dans sa position initiale dans la roue et l’endroit correspond au trou. C’est donc là que tout se passe. Lorsque je passe le doigt sur la jante, il y a un minuscule copeau de fer. Et tout d’un coup je comprends ce qui s’est passé. Au cours de la première crevaison avec le clou, le petit bruit que j’entendais devait être le clou sur la jante et tout vient de là. Je ponce tout doucement cette aspérité jusqu’à ce que je ne sente plus rien du tout, puis par sécurité, je refais une protection entière de jante. Je réinstalle une nouvelle chambre à air, je remets le pneu… Et je n’ai jamais réussi à réinstaller la roue qui avec son système moteur est trop lourde pour moi ( je n’arrive pas à tenir le vélo pour qu’il ne tombe pas et à tenir la roue pour la réinstaller). Je finis par renoncer. Je demanderai demain au magasin de vélo de me la remonter. Tu vois Yves, cela ne me sert à rien de savoir faire car je n’ai pas la force physique pour le faire.

Yves me fait remarquer qu’il savait faire beaucoup de réparations avant de partir en randonnée. Saches que j’ai cherché, pendant 2 mois, en région parisienne à suivre des cours de réparations de vélo et que je n’ai jamais pu en trouver. Et comme je n’ai pas de sciences infuses et que j’ai besoin d’apprendre, j’ai décidé que je me débrouillerais comme je pourrais. Tu vois, réparer un pneu crevé sur un vélo classique, je sais très bien faire et là, avec mon vélo couché et ma roue lourde, seule je n’y arrive pas. Ma conclusion, c’est que je dois passer maître dans l’art de me faire aider !…

Ensuite, je suis allée manger un brunch avec Arnie et sa fille, brunch qui m’a encore été offert (clairement je n’ai rien le droit de payer !).

Puis Arnie m’a proposée, pour me faire plaisir, de m’emmener voir le National Park de Prince Albert, ce qui m’a fait très plaisir car c’était une excellente façon d’occuper mon dimanche. Nous sommes partis tous les 2 et là j’ai retrouvé le plaisir des belles forêts (mais les arbres sont moins gigantesques). Je vous emmène avec moi.




Les cabanes qui sont louées et très bien situées car proches de l’eau.


Il y a une plage et les gens se baignent


Sur le chemin du retour, un élevage de bisons

8 réflexions sur « Étape 35-1 Recherche des causes de crevaisons et visite du Parc National de Prince Albert »

  1. Bravo Corinne pour ton acharnement à vouloir comprendre ce qu’il se passait avec ces foutues crevaisons. Tu as trouvé, c’est déjà une victoire, qui sera totale quand on t’aura aidée à remonter la roue. Je pense que Arnie a dû te prêter main forte pour cela, car tu ne nous le dis pas.
    En tous cas, tu as dû vraiment apprécier le brunch, et la visite du Parc , qui on pu t’apporter un peu de détente, après ces épisodes un peu stressants je pense. Avoir trouvé l’origine du mal est très bien. Je pense que Petit Prince et toi êtes maintenant en forme pour reprendre la route. Je te laisse dormir, et je regarderai ta balise ce soir. Martin , qui a vu ma carte du Canada « stabilotée » de toutes tes étapes, me dit : »on dirait que c’est toi qui fait ce parcours ». Oui, c’est vrai, je le fais un peu par procuration, grâce à toi, Corinne, et je t’en remercie. Repose-toi bien, je t’embrasse.

  2. Tes rencontres et la gentillesse des gens à ton égard, c’est le plus important de ta randonnée ; sur ce point tu es pleinement gâtée. Ton comportement le facilite évidemment, je te connais suffisamment pour te faire confiance sur ce point
    Quant aux problèmes mécaniques, tu risques d’en avoir d’autres. si tu en as la force physique (je ne doute pas de la force morale) il serait bon de savoir réparer un changement de vitesses, un roulement etc.
    Bonne route.

  3. Hello Corinne. Je suis épatée et littéralement scotchée par ta détermination et ton savoir-faire. Tu pourras bientôt donner des cours pour savoir réparer un vélo! Continue de t accrocher. Tu as drôlement progressé du côté de la performance physique. Un grand bravo
    Dominique

  4. Bravo Mamoune!! Je suis contente que tu aies trouvé la cause de toutes ces crevaisons. Je commençais à m’inquiéter. Avec le week-end de 4 jours j’avais plein d’étapes de retard mais c’est trop sympa de lire plein d’histoires d’un coup. Tu fais beaucoup de superbes rencontre c’est top. On a passé un superbe week-end à St palais, tous les copains ont adorés.
    Je t’embrasse fort

  5. quel courage avec toutes tes galères de crevaisons!!. tu es sacrément forte physiquement et moralement. je ne pense pas que beaucoup de personnes pourraient tenir le coup. vraiment bravo
    bisous

  6. Bonjour Corinne,
    Je ne décolère pas ! Si tu m’avais prévenu, je serais venu avec toi. C’est dommage que tu aies l’assistance électrique -ça doit être vraiment plus facile- mais enfin…
    Tu sais la saison étant là, on a nous aussi de grosses difficultés, avec nos vélos « debout » entre Royan et St-Palais. Et, nous aussi, on rentre crevés (pas les vélos !) le soir.
    On pense bien à toi.
    Bises et encouragements
    JCC

    1. Bonjour Denise et Jean Claude
      Merci de me suivre
      Concernant l’assistance électrique sur un vélo chargé, cela n’a un intérêt que dans les grosses montées, celles où tu métrais pieds à terre et tu pousserais. Sinon cela n’a pas d’intérêt et c’est un sacré excès de poids. Par contre dans les Rocheuses, cela m’a beaucoup aidée compte tenu des dénivelés. Sur le plat, je ne l’utilise pas.
      Fais quand même attention à toi en vélo droit car je me souviens d’une chute due à une imbécile d’automobiliste qui t’avait fait mal.
      Bisous

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