Etape 11: De Prudhomme Lake à Kasiks Campsite : 65 km

Lundi 13 juin 2016
La température est passée de 14 à 24°C en fonction du soleil. 4 fois, il y a eu quelques gouttes mais à chaque fois le soleil est revenu. C’est une étape magnifique car une bonne partie de route était le long de la rivière Skeena, très large au départ, puis qui se rétrécie au fur et à mesure où on rentre dans la montagne.




Une ligne de chemin de fer suit aussi la courbe du fleuve. Cette ligne est encore utilisée à l’heure actuelle mais que par des trains de marchandises. Je n’en ai vu passer qu’un, mais c’était impressionnant car il faisait plus d’1,5 km, roulait entre 40 et 50 km/h et transportait essentiellement des containers et parfois sur 2 hauteurs. Je me suis amusée, vu sa vitesse, à lui dire bonjour et il m’a répondu en actionnant une sorte de Klaxon antique qu’il a actionné plusieurs fois, cela m’a fait rire.
J’ai continué tranquillement, la route étant essentiellement plate et je me suis arrêtée au camping que j’avais repéré sur la carte. Des grands panneaux indiquaient qu’il était ouvert. Je suis allée à l’office mais il y avait personne. Dans ce même lieu, il y a un restaurant mais qui n’ouvre que le mardi, c’est bien ma chance. Un gros camion jaune de chantier était garé devant, avec un chauffeur à l’intérieur. Je lui ai demandé s’il travaillait là, il m’a répondu oui, que les emplacements des tentes étaient derrière. Je suis rentrée dans le camping et là grosse stupéfaction : personne

Puis j’ai réfléchi que l’emplacement n’avait aucun intérêt pour les mobiles homes qui vont rouler un peu en descendant du ferry plutôt que s’arrêter rapidement, d’autant plus que le site n’est pas au bord de l’eau mais de l’autre côté. Par contre pour moi, il est idéal car à mis chemin entre 2 villes.
Devant le bureau, ils ont mis plein d’abreuvoir pour les oiseaux et cela marche

Compte tenu de mon absence d’entraînement et ne voulant pas avoir d’ennui physique, j’ai décidé de ne faire pas plus de 60 à 80 km et je m’y tiens. D’autant plus que les Rocheuses arrivent et que je sais que, vu les dénivelés, je vais beaucoup en baver. Et puis va se poser le problème des recharges de batteries. J’ai enfin compris que les parcs provinciaux et nationaux n’ont pas de courant, donc s’il n’y a pas un café ou une maison à coté, je ne peux pas recharger mes batteries. Je privilégie donc les campings privées mais ils sont beaucoup plus rares. Il est sûr qu’à un moment je vais tomber en rade faute d’éléctricité et bien … je verrais ce que je peux faire (mais à priori, je n’ai aucune idée).
En attendant, je suis seule dans un grand camping avec une douche chaude et de l’électricité. Par contre des affichages signalent la présence d’ours.

Du coup, j’ai mis mes grelot à la cheville (les canadiens m’ont expliqué que c’est ce qu’ils faisaient quand ils se promènent, pour signaler leur présence). Cela fait un drôle d’effet, je me sens un peu « vache » bien que cela ne soit pas des cloches ! J’ai aussi un sifflet très puissant. Etant seule, j’ai aussi la balise GPS et SOS avec moi.


Vous vous imaginez avec des grelots à la cheville. C’est complétemment loufoque !

Sur ce, j’ai froid car quand le soir tombe, les nuits sont fraiches. On est entouré de montagne dont certaines ont encore de la neige.

Vais-je voir l’ours ?

Et bien non, je n’ai pas vu l’ours et je repars pour une nouvelle étape.

5 réflexions sur « Etape 11: De Prudhomme Lake à Kasiks Campsite : 65 km »

  1. Ah , ça c’est de l’aventure! J espère que tu as un peu de temps pour noter toutes ces rencontres et ces péripéties pour écrire le récit complet de ton périple. Accroches toi et profites bien. Gros bisous.
    Dominique

  2. ah prudhomme lake une résonance si lointaine et tellement superfétatoire aujourd’hui ,j’imagine ! quelles superbes photos encore ! j’attends aussi celle avec les grelots ! bises regine

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