Etape 0

Lorsque j’ai étudié mon parcours, je l’ai fait démarrer à Victoria sur l’île de Vancouver. J’ai juste oublié que je débarquais à Vancouver et qu’il me fallait relier Victoria. D’où le nom de l’étape 0 donné à cette étape. Comme à chaque fois que nous sommes dans une grande ville inconnue et à vélo, les choses ne sont pas simples. Joey (warmshower) m’avait bien expliqué car c’est un cycliste vélotaf acharné (Vélotaf, est issu de la contraction de vélo et de taf (Travail A Faire, synonyme de travail)). Mais une fois partie et seule sur la route, les choses sont moins simples.

Premier obstacle à passer, une passerelle haute en zigzag. Une fois engagée, je me suis arrêtée car je n’étais pas sûre de mon chemin. Quand j’ai voulu redémarrer, vu la côte, j’ai appuyé très fort sur les pédales et… la chaîne a instantanément sautée. Résultat, descente à reculons à pied, très facile avec le poids du vélo ! Arrivée en bas, il a fallu que j’ôte toutes les sacoches car la chaîne du vélo fait presque 3 fois la chaîne d’un vélo droit et nécessite d’être accessible. Réparation avec un maillon rapide (après avoir cherché, évidemment, dans quelle sacoche était la trousse maintenance), puis me voilà repartie. Là je prends mon élan, utilise pour la première fois, avec le vélo chargé, l’assistance électrique BionX au maximum (position 4) et là, pour moi qui démarre avec l’assistance électrique, cela monte facilement.

Une fois le pont franchi, je galère à nouveau pour trouver la piste cyclable. Je finis par demander à un couple et là, grande chance, ils vont dans cette direction. Je m’installe entre leurs 2 vélos et je les suis. A un moment ils s’arrêtent et m’expliquent que c’est ici qu’on charge les vélos pour passer un tunnel.

C’est amusant, c’est une camionnette qui tire une remorque sur laquelle on peut mettre 8 vélos .

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Me voici à nouveau en train d’ôter toutes les sacoches (je commence à être rapide…) pour les mettre dans la camionnette et pendant ce temps-là, mon vélo est chargé sur la plateforme. Une fois le tunnel passé, opération inverse. Au bout de quelque Kms, le couple s’arrête, car ils sont arrivés et m’expliquent comment trouver le ferry.

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La route est simple, je trouve facilement, mais je dois emprunter une « high way » sur plusieurs Kms. Imaginez-vous en France, en train de pédaler sur un vélo lourd avec sacoches, en empruntant une route quatre voies limitée à 110 kms, et là vous roulez sur une bande d’arrêt d’urgence qui fait entre 2 m et 1,2 m de large (c’est une piste cyclable canadienne) avec des camions énormes qui passent très près de vous.  Sur la partie étroite, j’étais terrifiée, car vous savez que vous n’avez pas le droit à l’erreur (une chute et vous êtes mort). J’ai fini par arriver, toujours sur cette high way, jusqu’au ferry qui a une très bonne organisation pour le transport des vélos, mais j’ai trouvé qu’emprunter la high way était une expérience traumatisante.

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Une fois de l’autre côté, j’ai installé l’iPhone comme GPS et j’ai suivi les recommandations de Google maps qui indique les pistes cyclables. Tout s’est bien passé jusqu’à que la batterie de l’iPhone lâche. Et là les difficultés ont recommencé. En essayant de lire la carte, le vélo est tombé, j’ai clairement des difficultés avec son poids (vélo = 17 kg + sacoches 28 Kg + 3L d’eau + système BionX : roue de 3,8 kg + 2 batteries de 4 kg chacune = 59.8 Kg). Il est clair, que pour moi, 60 Kg est un poids limite. Comme le vélo couché a moins d’équilibre qu’un vélo droit, le poids m’entraine et j’ai du mal à le retenir. Il va y avoir une période d’apprentissage. Sur la piste cyclable, je me suis arrêtée pour boire et rebelote, le vélo par terre. J’ai aussi chuté, avec lui, 2 fois :

  • Une fois à l’arrêt en faisant demi-tour, là encore le poids m’a entrainée.
  • Une fois sur la piste cyclable en prenant un virage serré, j’ai roulé dans la terre, le vélo s’est embourbé, arrêté net, et nous sommes tous les 2 allés par terre. Mais comme très souvent, en vélo couché, les chutes sont bégnines, car le vélo se couche latéralement et les sacoches nous protègent.

J’ai bien fait de le baptiser Petit Prince, car ce merveilleux poney m’envoyait par terre régulièrement, mais je n’oublie pas que nous avons fini par faire une merveilleuse équipe !…

Après avoir bien cherché ma route, j’ai fini par arriver chez Ross (warmshower) qui m’a accueillie très gentiment avec une grande platée de pâtes.

Total de l’étape = 67,5 Kms

4 réflexions sur « Etape 0 »

  1. bonjour ma chérie .

    Je n’ai pas encore de tes nouvelles et je commence à m’ inquiéter.
    Je sais pas trop me servir de l’ordinateur mais les filles sont là pour m’aider. j’attends avec impatience de tes nouvelles.
    Jean Claude nous a dit que tu étais bien arrivé mais que tu n’avais pas encore tes bagages et ton vélo . Est que tu les as récupérés ?

    je t’embrasse bien fort .
    Ta maman qui t’aime

    1. Je n’ai jamais vu un vélo couché avec remorque. Mais je pense que comme c’est une roue moteur, c’est impossible d’exercer une pression dessus comme le ferait une remorque

  2. Je n’ai pas d’expérience du vélo couché. Pour quelle(s) raison(s) as-tu choisi ce matériel plutôt qu’un vélo traditionnel ?
    Google Maps, GPS, un moteur, des batteries OK, il reste un individu qui doit tout de même pédaler et aussi déplacer l’engin à l’arrêt.
    Bon courage.

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